mercredi 19 août 2015

A la découverte des Yvelines à pied: LE MESNIL SAINT DENIS.

Notre circuit pédestre part du château du Mesnil Saint Denis, devenu l'époustouflante mairie de cette commune de 6500 habitants.

L'ancien château du Mesnil, construit en 1589 par Louis Habert, secrétaire des finances d'Henri III, puis trésorier général ordinaire des guerres, a été remanié au XVIIe siècle. C'est un bâtiment magnifique, constitué d'un corps central encadré par deux beaux pavillons et couronné d'un fronton triangulaire. Sa restauration a dissimulé l'ancien appareillage de brique et de pierre sous des murs blancs, ce qui ne nuit pas à la beauté de l'ensemble. L'ensemble est couvert de toits en ardoise assez pentus comportant des lucarnes. Il est flanqué de tourelles et entouré en partie de belles douves . A cela s'ajoutent de vastes communs comportant un splendide colombier du XVIe siècle.
L'ensemble est somptueux et laisse pantois: quelle mairie pour cette localité!
C'est en 1952 que la commune acquiert le château, et heureusement sans doute, car ce fut un bon moyen de préserver ce magnifique patrimoine!                  


 Le bâtiment principal du château du Mesnil (XVIIe s) est devenu la mairie. Il est enserré par une première douve.


Une belle allée pavée mène au château.


                                                   Vue arrière donnant sur l'ancien parc.


                                     Retour à l'avant du château-mairie , à la grille d'entrée.


          Deux tourelles flanquent la grille d'entrée. Une seconde douve borde l'avant cour du château.


 Un long bâtiment s'étire à gauche de l'entrée, correspondant à des dépendances, et notamment des écuries. Il est bordé aussi par la seconde douve. On voit bien ici l'incroyable extension du château.


Face au château, une longue esplanade bordée d'arbres fait penser à une ancienne allée d'honneur.


A gauche du château- mairie, une autre bâtisse qui semble plus ancienne est bordée d'une douve. A l'avant, le magnifique colombier du XVIe s, à l'arrière une autre tourelle.


Cette partie fait face aux anciennes écuries.


Une vue plus complète du 2e édifice, bordé par la première douve qui enserre donc les deux parties du château.


Nous nous dirigeons ensuite vers un ensemble de bâtiments qui, face au château, attire l'attention. Il s'agit de la ferme de Beaurain. Elle a été construite au XVIIe siècle en remplacement d'une ancienne forteresse médiévale  détruite suite à la construction du château du Mesnil. Cette forteresse faisait partie d'un domaine qui appartenait à l'abbaye de Saint Denis. Ensuite, le fief de Beaurain et sa forteresse appartinrent aux seigneurs de Chevreuse et furent le siège de cette seigneurie qui englobait un vaste territoire du Mesnil à Dampierre et  Cernay. Le site a été acquis et réhabilité par la commune du Mesnil.


Après avoir pris à droite lorsqu'on est devant la ferme de Beaurain, on se dirige vers le hameau du Mousseau. A l'horizon , un clocher se dresse...


C'est celui d'un couvent construit au XIXe siècle sur les ruines d'un ancien manoir médiéval. Il est tenu depuis 1956 par les religieuses oblates de l'Assomption et abrite une maison de repos pour sœurs âgées.


Dans le parc du couvent, cette jolie statue (le christ tenant un enfant?).


Après avoir pris à gauche le chemin du Pressoir, un chemin nous mène à la croix Mathurine, un beau calvaire.

Ses bras indiquent paraît-il aux pèlerins la direction d'un côté de l'abbaye ND des Roches, lieu de dévotion à la Vierge, et de l'autre celle de l'abbaye de Port Royal des Champs, haut lieu du Jansénisme très présent dans la région.


Nous poursuivons alors par un chemin qui nous entraîne en pleine campagne, à travers le lieu dit du champ Garnier.


Ici il nous est rappelé que nous approchons des sources du Rhodon, un affluent de l'Yvette , la rivière de la vallée de Chevreuse et que cette vallée est le berceau du jansénisme.


Nous croisons bientôt la ferme du Champ Garnier.


Des vaches toutes blanches de race charolaise s'affairent autour du foin qui vient de leur être apporté.


Au loin se profile le clocher du couvent.


Après avoir pris un chemin à gauche de la ferme, on arrive à ce curieux chemin creux qui dévale la pente jusqu'au fond du vallon.


Nous voici arrivés au bord du Rhodon que franchit un charmant petit pont.


Agréable clapotis de l'eau (qu'il faut imaginer).


Nous débouchons sur un beau chemin visiblement apprécié des amateurs de jogging.


Arrivés à une barrière, on tourne à droite, puis aussitôt à gauche dans une magnifique allée rectiligne qui va nous mener à l'étang des NOES.


Nous voici aux abords de l'étang des NOES, retenu par une digue plantée de beaux pins, elle même longée par une rigole.


Il fait partie de ces étangs créés en 1684 par Louis XIV pour alimenter les fontaines de Versailles.


Il est devenu aujourd'hui une réserve naturelle où ont été recensées 96 espèces d'oiseaux,14 espèces de libellules,10 espèces de poissons et plusieurs plantes rares et protégées. Un lieu "sauvage" d'autant plus surprenant qu'il côtoie les premiers immeubles de Saint Quentin en Yvelines!


Sur cet îlot, un beau saule pleureur.


Un couple de cygnes s'y abrite.


Dans les roselières de l'étang s'abritent paraît-il passereaux, rousserolles effarvates, phragmites des joncs, bouscarles de cetti....

La digue constitue une belle promenade d'où l'on peut admirer l'étang , notamment au coucher du soleil.



Contre jours sur l'étang.






On regagne Le Mesnil en suivant la rigole qui borde la digue...


Un petit crochet s'impose par le beau site de l'église du MESNIL, reconstruite en 1584, dédiée à Saint Denis, premier évêque de Paris (la région appartenait au Moyen Age à l'abbaye de Saint Denis). Elle contient paraît-il une Vierge à l'enfant portant un oiseau du XIVes.













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