vendredi 31 mai 2013

La chapelle et le cimetière russes de Sainte - Geneviève des Bois.

 
On entre par un beau portail surmonté de deux anges entourant le visage du Christ; sur la porte elle-même figure la  croix orthodoxe russe à trois branches, celle du bas étant oblique. Au delà on aperçoit déjà le bulbe bleu du clocher d'une chapelle...
 

La chapelle Notre Dame de l'Assomption, construite en 1938,  se dessine bientôt dans l'encadrement de la porte...

La façade...

Vue arrière ...
Elle a été construite  dans le style des églises de Novgorod du XVe siècle.

Elle est située au cœur d'un bosquet de bouleaux , selon la tradition slave.

Un autre édifice de grande dimension rivalise avec l'église et attire vite le regard: une chapelle funéraire édifiée en l'honneur de la comtesse du Luart , née Hagondokoff.
 
La comtesse du Luart s'est illustrée par son action au service des blessés pendant la guerre d'Espagne et au cours des campagnes de la guerre de 39-45.
 
Le cimetière s'étend à proximité.
A partir de 1926, des russes en exil réfugiés à la Maison russe de Sainte-Geneviève des Bois y  furent enterrés; puis d'autres exilés présents en France demandèrent à l'être.
Ce lieu est cher au cœur de tous les russes.

Les bulbes de certaines stèles riment avec celui de l'église.
 
On s'enfonce ensuite dans les allées ombragées et silencieuses du cimetière...Il contient aujourd'hui près de 4000 tombes.
 
Beaucoup de stèles ont la forme de croix orthodoxes russes.
 
Celle-ci est exceptionnellement ouvragée et coiffée d'un auvent en pin..
 

Les bulbes simples, doubles ou triples sont aussi très représentés.
 
Tombe à bulbe bleu.
Les bulbes rappellent la flamme des cierges.
 

Celle-ci se distingue par ses couleurs vives.
 
Il existe plusieurs carrés militaires , où un officier est enterré entouré de ses soldats.
 
 
Rares sont les sculptures ,en voici un exemple.
 
Une belle tête sculptée orne la tombe de ce professeur, membre de l'Institut.
 
PERSONNALITES :
 
Beaucoup d'aristocrates russes émigrés , membres parfois de la famille impériale, sont enterrés ici.
Ici le grand duc Gabriel de Russie (1887-1955) par exemple.
 
La tombe du prince Youssoupoff (1887-1967) ,organisateur de l'assassinat de Raspoutine.

Il est entouré de membres de sa famille.
 
Ici repose la comtesse de Boishue (1948-2001), ancienne directrice de la "Maison russe" de sainte-Geneviève des Bois. La Maison russe ,ancien château de la Cossonnerie, accueillit dès 1917 des russes émigrés qui fuyaient les bolcheviks.
 
La tombe des sœurs Poliakoff (Odile Versois, et Hélène Vallier, comédiennes,sœurs d e Marina Vlady);

Vue rapprochée.
 
Tombe du cinéaste Andrei TARKOVSKI (1932-1988).
 
La tombe de Serge LIFAR (1904-1986) est assez luxueuse.

Ses titres de gloire sont rappelés ici.
 
Contrastant avec toutes les autres et sans conteste la plus originale: la tombe de Rudolf Noureiev. Elle est recouverte d'une imitation en pierre d'un kilim.

Elle comporte la simple mention: danseur chorégraphe -1938-1993.

 
Détail émouvant : deux vrais chaussons de danse déposés ici.
Sont-ce les siens, ou un hommage d'un ou une admirateur(trice)?
 
 
 
L'intérieur de l'église se visite sur rendez-vous pour des groupes. Mais la photographie n'est pas autorisée. Sur cette image internet prise lors de la cérémonie du 70e anniversaire de l'église, on aperçoit un peu l'intérieur.  L'église a été bâtie sur les plans de l'architecte Albert Benois , dont la femme, Marguerite, a réalisé les fresques qui   ornent l'intérieur de l'édifice. Les icones de l'iconostase sont dues à Mikhaïl Fedorov, le constructeur de l'église, et à la princesse Lvov, membres de l'association "Icône" créée en 1927
Dans la crypte reposent plusieurs archevêques orthodoxes.
 


 
 
 
 
 
 

mercredi 29 mai 2013

Une pagode bouddhiste dans la Vallée de Chevreuse !


 La pagode bouddhiste Truc Lam  a été fondée entre 1980 et 1990 à Villebon sur Yvette, dans la vallée de Chevreuse, par des vietnamiens.
 
 
Dans le jardin , étagé sur une colline, la présence insolite d'un grand bouddha (édifié en 1998)...
Une atmosphère de sérénité dans l'éclat du printemps...
 
Le portail d'entrée.

 
On nous fait visiter les lieux , notamment la salle de prières (on enlève ses chaussures pour entrer) ,avec ses belles statues, où des adeptes du bouddhisme venus de partout viennent méditer silencieusement, assiss en tailleur sur le sol. Un grand Vénérable dispense ici son enseignement : on vient du monde entier pour en bénéficier.
 
 
 
Le Stupa est un monument funéraire. Y sont déposées les urnes contenant les cendres de défunts.
Sa partie supérieure (2004) est dédiée au vénérable fondateur de la pagode (mort en 1998).
 
Une grotte est habitée par la statue de Quam -Am ,vénérée comme une Bodhisattva féminine.
 
Dans le jardin à flanc de colline, on passe un petit pont...
 
 
Et l'on parvient à une terrasse ornée d'un superbe magnolia.
 
 
Les fleurs du magnolia.
 
 
 
Il est agréable de goûter la sérénité des lieux sous l'œil du grand bouddha...
 
 
Le grand bouddha a été importé du Vietnam. 
 
 
Avant de franchir le grand portail dans l'autre sens ,on aura été conviés à prendre un thé , et on aura parlé spiritualité avec nos hôtes .
Cela fait du bien de temps en temps de s'évader hors de ce monde matérialiste!

 
On quitte la pagode, contents de  cette découverte et de la rencontre effectuée.
 
La pagode se trouve 9 rue de Neuchâtel à Villebon .
 
 
 

mercredi 22 mai 2013

Montfort L'Amaury - Des Montfort à Maurice Ravel...


Montfort L'Amaury , étagée sur une colline et dominée par les ruines de l'ancien château , au milieu d'une campagne verdoyante, est un site attrayant. Une ville marquée par les seigneurs de Montfort, dont Aymery qui lui a donné son nom ; et par Anne de Bretagne , comtesse de Montfort ( un duc de Bretagne, Arthur, avait épousé une Montfort, et la ville avait été annexée à la Bretagne), puis épouse de deux rois de France: Charles VIII puis Louis XII.


Montfort vue du parking inférieur de la ville.


Tout de suite le regard est attiré par les ruines du château qui, perchées sur une butte, dominent la ville.

Maisons en périphérie de Montfort...
La "tour des Poulies" donne du caractère à ce coin de la ville.

Une promenade à pied permet de parcourir les rues anciennes.


Maison ancienne.


L'église Saint-Pierre , d'une dimension rare pour une petite ville comme Montfort, a été édifiée par Anne de Bretagne à la fin du XVe siècle , puis complétée au XVIIe. 

La nef et le chœur.


Voûtes  de la nef.


Belles clés pendantes des bas côtés.


Belle surprise: 37 superbes vitraux du XVIe l'ornent.
Ici le vitrail de la Vierge.

détail du vitrail de la Naissance de la Vierge: des femmes s'affairent autour du bébé.

La dormition de la Vierge.
Perspective créée par l'architecture, typique de la Renaissance.

Vitrail de Charlemagne et Saint-Louis.
  

Détail du vitrail de Saint-Hubert.


Autour de l'église et de ses gargouilles...

Oh la vilaine!


La porte de style gothique flamboyant de l'ancien charnier (XVIe-XVIIe).


Superbes arcades encadrant le cimetière: on déposait ici les ossements des morts quand il fallait vider le cimetière trop plein.


Remarquable voûte en carène de bateau renversée.

Ces arcades datent du XVIe et du XVIIe siècles.
Plusieurs personnages connus reposent dans ce cimetière:  Dany Robin , les acteurs Georges Marchal (1er époux de Dany Robin), Jean Marchat (la "voix" de Cary Grant au cinéma) ,le musicien Georges Garvarentz , beau frère d'Aznavour ,et auteur de nombreux "tubes"des années 60, le commentateur sportif Thierry Gilardi  , Céleste Albaret, la gouvernante de Proust , la famille Rassam, dont Anne-Marie, épouse de Claude Berri et mère de Thomas Langmann...

La montée aux ruines.


Au bas de la butte , on est accueillis par un buste d'Anne de Bretagne, comtesse de Montfort.


Les branches élaguées des arbres du petit square aménagé autour des ruines ressemblent à des bras de suppliants quémandant les grâces du Ciel...


Depuis la butte , la vue s'étend sur la ville et l'église Saint-Pierre.


Fantomatiques en cet après midi d'avril , les ruines du château.


Depuis les ruines ,une vue dégagée sur la ville et la campagne environnante.

Une autre vue des ruines du château.
Le château des Montfort fut détruit pendant la guerre de cent ans, puis reconstruit par Anne de Bretagne à la fin du XVe siècle.


Ce pan de mur comporte une porte de style gothique flamboyant caractéristique de l'époque d'Anne de Bretagne (fin XVe).

                                                                      avril 2013.
Une ancienne porte d'entrée dans la ville.

La maison de Maurice RAVEL.

La maison, remplie de nombreux bibelots parfois amusants, se visite par petits groupes de six en raison de l'exiguité de ses pièces ,qui ont été comparées à des cabines de bateau. Madame Claude Moreau fait visiter la maison depuis 20 ans.
Certains visiteurs peuvent avoir l'insigne honneur de jouer quelques notes sur le piano du Maître...!

EN RAISON D'UNE EXIGENCE ABSURDE ET TATILLONNE  DE NON PRISES DE PHOTOS A L'INTERIEUR , nous avons dû supprimer une ou deux photos où l'on ne voyait d'ailleurs pas grand chose!


Le "Belvédère"et son curieux clocheton épouse un virage à flanc de colline , au pied de la butte supportant les ruines du château.
Maurice Ravel y a vécu seul avec une gouvernante , de 1921 à sa mort en décembre 1937.
Le fameux "boléro" a notamment été créé ici.


Belle vue sur la campagne verdoyante des Yvelines depuis le balcon.

                                                                              mai 2013.
La maison vue du délicieux jardin...

Une curiosité : Céleste Albaret (1891-1984) , la gouvernante de Proust, fut longtemps la gardienne de la maison!

Retour au parking...


Un dernier coup d'œil sur l'immense église Saint Pierre qui domine la ville.


Le château de GROUSSAY et ses "Folies".


A peu de distance de Montfort , on peut visiter le parc du château de Groussay et ses "Folies".
Charles de Beistegui , un esthète fortuné a agrandi dans les années 60 le château du début du XIXe en y ajoutant deux ailes et a parsemé le parc de "fabriques" décoratives à la manière du XVIIIe et du XIXe avec la complicité d'artistes comme le cubain Emilio Terry ou Alexandre Serebriakoff.

La pagode chinoise (Emilio Terry 1963).

La tente Tartare (1960).


Le pont Palladien (Emilio Terry -1960) et au fond la Pyramide.

A LIRE AUSSI :

* Notre reportage complet en images sur les "Folies" du parc de Groussay:

* "Une journée à Montfort L'Amaury":
La maison de Ravel, les ruines du château, la campagne verdoyante au loin, l'église d'Anne de Bretagne ,l'ancien charnier, les vieilles rues ,les "folies" du château de Groussay... de quoi passer une agréable journée!