jeudi 1 mai 2014

Le vieux VIRY-CHATILLON.

En 1790 , le bourg de Viry-sur-Orge et le hameau de Châtillon- sur - Seine se sont réunis pour former la commune de Viry-Châtillon.
Elle s'étend à la limite nord -ouest du Hurepoix (Viry) et sur la rive gauche de la Seine (Châtillon).
Nous sommes allés à la recherche du patrimoine local.
Le quartier de l'église et de la mairie , quoique considérablement rénové , et de façon assez réussie,  garde un charme ancien en raison de la présence , sur une  superficie assez réduite , d'un certain nombre d' éléments de patrimoine .

                                              Cliquer sur les images pour les agrandir.

 
Le bâtiment central de la mairie est l'ancien château de La Tournelle , construit au XIXe s pour Jean-Baptiste Bruneau , maire de Viry , sur le site de la "ferme de la Tournelle" qui dépendait du domaine de Piédefer.

 
Il devient mairie en 1962.
Deux ailes ont été ajoutées pour abriter des services municipaux.
 
 
L'ancien parc du château de la Tournelle est devenu le parc municipal de la mairie.
 
 
Au centre un bassin où oies, canards, poules d'eau s'ébattent ... et parfois même un héron nous honore de sa présence...
 
 
 
 
"La ferme" est une ancienne dépendance du château de la Tournelle  (la ferme de la Tournelle elle-même , dépendance du domaine de Piedefer ,  n'existe plus).
 
 
Vue arrière de "la ferme".

 
Le château des Marches abrite depuis 1989 le conservatoire de musique .
Un fief des Marches existait dès le Xe siècle; une maison seigneuriale s'éleva ici de 1493 à la Révolution. Le château des Marches devint une maison de campagne au XIXe siècle, puis une maison d'habitation vers 1900, un café de village en 1932 et une école catholique en 1945.
 
 
Vue latérale de ce superbe bâtiment des XVIIe-XVIIIe siècles
 
 
Le domaine de Piédefer (XVIIe siècle).
Il tient son nom d'une famille d'ancienne noblesse originaire du Beauvaisis, qui acquiert le fief en 1531. Fief agricole à l'origine , il devient peu à peu domaine de plaisance. Nicolas Loir, peintre du roi et le maréchal Davout en furent notamment les propriétaires. Maison de convalescence pour les aviateurs pendant la Première Guerre mondiale, l'endroit accueille un établissement privé, l'Institut Saint-Clément, de 1929 à 1992. Acquis par la ville en 1992 et 1993, restauré, il abrite des services municipaux et l'espace culturel Condorcet.
 
 
Le parc du domaine est devenu un jardin accessible aux promeneurs.
 
 
Au fond , l'ancienne orangerie du domaine de Piedefer.

 
Plus loin , une partie du parc  plus sauvage invite à la promenade.
 
 
L'entrée du nymphée (ou grotte de rocailles et de coquillages) du XVIIe - L'intérieur est visible certains jours de l'année.
 
 
L'intérieur du Nymphée (image internet).
Michel Poncet de La Rivière, évêque d'Uzès, l'a vraisemblablement fait édifier pour sa sœur qui venait d'acquérir le domaine. Il a aussi servi de chapelle du temps de l'Institut St Clément.
 
 
Une date (celle de la construction de la galerie qui abrite le nymphée) au dessus d'un baptême du christ.

 
Autre ornementation plus païenne (sans doute Venus et Eros) ,surmontée d'une tête dionysiaque.
 
 
Les rues Maurice Sabatier (photo) et Francoeur ont gardé leurs pavés d'autrefois.
Ci-dessus ,à droite, les lucarnes de ces maisons anciennes rappellent leur usage agricole d'autrefois : on y hissait le blé par des poulies.
 
 
Rue Maurice Sabatier :une ancienne fontaine signalée par une plaque.
 
 
 
L'église Saint-Denis (XIIe-XIIIe s) se profile ici au bout d'une rue étroite.
C'est autour d'elle que s'est développé le bourg de Viry.
 
 
Le vieux lavoir , l'église , et la 1ere mairie de Viry (sous l'église) : le bâtiment date du XVIII e siècle et a été aménagé en mairie -école  au XIXe . Il y avait une classe unique de 60 élèves!
 
 
Rue Horace de Choiseul , au cachet ancien. Le lavoir date de 1633 et est alimenté par la source Saint-Denis qui traverse préalablement plusieurs propriétés.

 
L'église , construite au sommet d'un tertre , domine la cité. Elle est entourée de tombes anciennes.
 
 
 
Le Benoist-Préau , 7 rue Maurice Sabatier.  Cette demeure aurait appartenu aux moines de l'abbaye de Longpont sous l'appellation de « Maison-Dieu ». Différentes familles en ont été les propriétaires , notamment le comte Horace de Choiseul : son épouse y installa un dispensaire. Aujourd'hui les lieux sont occupés par les sœurs de la communauté des diaconesses de Reuilly.
 
 
La 2e mairie de Viry , inaugurée en 1888 , était flanquée d'une école de garçons d'un côté et d'une école de filles de l'autre. Elle sert aujourd'hui de MJC et à certains services de la mairie.



 En s'éloignant du centre par la rue Francoeur , on aperçoit un étrange édifice en partie masqué par des arbres : c'est l'ancien pavillon d'entrée du château de Viry, construit en 1809 pour la duchesse de Raguse , fille de Jean Perregaux, fondateur de la Banque de France, et femme du maréchal Marmont.

 
Vue latérale.
Ce pavillon est tout ce qui reste du château de Viry (détruit en 1950) , où avait vécu notamment aux XVIe et XVIIe siècles la famille de l'écrivain Charles PERRAULT.

 
Le sommet de ce pavillon  néo-gothique émerge des arbres. L'édifice a la forme d'un
arc de triomphe, et comporte une voûte de 7,50 mètres de haut. Une chapelle est située au premier étage, et le fronton est orné des armes et de la devise des ducs de Raguse.
 
 
Une immense propriété (toujours privée apparemment) d'où émergent des arbres immenses  et fermée de hauts murs domine le vieux Viry . Un panneau près d'une des entrées , fermée par une grille monumentale mais rouillée , indique au passant qu'il s'agit du "Pavillon Choiseul" - qui aurait appartenu notamment au duc Horace de Choiseul-Praslin (1837- 1915)  diplomate et homme politique français.

 
L'imposant mur du parc du pavillon CHOISEUL.
 
 
Cette carte postale ancienne nous donne une idée de l'édifice à son apogée.
 
 
Le moulin de Viry (XIXe siècle).
Il faisait partie d'une ferme dépendant du pavillon Choiseul ,vaste propriété qui a appartenu aux ducs de Choiseul et qui domine encore le vieux Viry. Les sociétés commerciales qui ont acquis le terrain ont eu obligation de l'entretenir. Il a été restauré en 1972. Les ailes abîmées lors de la tempête de 1999 ont été remplacées en 2001. Reconstruites en bois exotique « bois rouge du sipo » équivalant au chêne, elles sont longues de 9,88 mètres et larges de 2,58 mètres.
 
Le moulin dans son environnement d'autrefois - curieusement sans ailes à l'époque.
 
 
Aujourd'hui il voisine avec un macdo et un centre commercial , au bord d'un rond point où la circulation est infernale!
 
* A DECOUVRIR aussi : le vieux GOMETZ LE CHATEL.

2 commentaires:

  1. Merci de ce témoignage sur Viry-Chatillon et de votre partage.
    Jacky Corbel

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  2. Très chouette! Merci! Quand j'étais scolarisée à St Louis St Clément, il y avait une grande salle entre le lycée et la chapelle qui était consacrée à Perrault avec des peintures immenses représentant ses œuvres. L'avez-vous vu? Existe-t-elle encore?

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