vendredi 11 octobre 2013

Une photo du blog à l'honneur : elle est consacrée à l'église de Boullay-les-Troux.


L e 11 octobre ,on a inauguré , dans la chapelle du parc de Soucy, la nouvelle brochure de l'office de tourisme de la communauté de communes du Pays de Limours consacrée aux églises et chapelles du canton. J'y étais invité car on m'avait demandé une photo de mon église fétiche , celle de Boullay-les-Troux, pour la couverture , tirée de ce blog.



 
La couverture de la brochure : l'église de Boullay-les-Troux (vue arrière depuis les champs).
 
 
La photo d'origine.

 Je suis toujours content qu'une de mes photos serve à quelque chose ; et encore plus qu'elle soit utilisée dans un projet qui concerne le pays de Limours , auquel je consacre beaucoup de temps depuis 3 ans en tant que correspondant du Républicain, mais aussi en tant que photographe amateur pour ce blog.

Ce qui a intéressé dans cette photo , c'est la mise en scène de l'image : l'église , qui se voit en général de loin , signale le village ; la place importante du ciel a une connotation qui a plu aussi.

On m' a dit par ailleurs  que la couleur de la couverture avait été choisie en fonction de celle de la photo.

 

 
 
 
 
 
 
 

mardi 1 octobre 2013

Nouvelles fantasmagories aux étangs de Saclay (3/10/13).

 
10/9/13 : je suis retourné aux étangs de Saclay. J'avais observé le ciel , suffisamment ennuagé tandis que le soleil brillait, je me suis dit que j'avais peut-être une chance d'"attraper" une de ces fantasmagories de la Nature que nous offre parfois le soleil couchant , décuplée par le vaste miroir que constitue l'étang vieux. C'est le bon moment , car en septembre le soleil se couche juste derrière l'étang , et l'effet-miroir est maximum.
Eh bien je n'ai pas été trop déçu :la pêche aux images a été plutôt bonne!
 
Cliquer sur les images pour les agrandir , seul moyen de les apprécier vraiment.
 
 
Mon arrivée fait fuir les canards sauvages...

 
Envol de canards dans l'or du soir....

 
                        A l'horizon , les nuages commencent à prendre une forme intéressante...


 
En face, sur l'étang neuf ,un drôle de nuage rose se réflète dans l'eau.


                                                                          Pas mal!


 
Quelques variantes.


 
A présent , les teintes deviennent violacées !
 
 
Cette prise élargit le cœur lumineux de cette vision..





 
Je varie les cadrages pour saisir des aspects différents.

lundi 16 septembre 2013

LE CHATEAU DE MERIDON.

 Une présence insoupçonnée.

Lorsqu 'au sortir du village de Boullay-les-Troux ,vous prenez la direction de Chevreuse , vous traversez assez vite un bois épais : il faut être très attentif pour apercevoir le panneau discret qui , sur votre gauche ,vous indique la présence d'un château au bout d'une voie étroite: le château de Méridon.
Totalement enfoui dans ce bois , il se trouve sur le territoire de la commune de Chevreuse.



Première vision du château de Méridon.

Il a été construit en 1883 dans un style néo-Renaissance par l'architecte E. Bruneau pour M. Marquès de Braga , sous directeur du Crédit foncier, nouvel acquéreur du domaine.

Un ancien site médiéval.

Le site avait été occupé par un château médiéval , au cœur d'un fief appartenant aux XIIIe et XIVe à la famille de Méridon , et qui dépendait de la châtellenie de Chevreuse. Le château est ruiné après la guerre de cent ans , mais a dû être reconstruit car un document de 1527  atteste de la présence d'un manoir avec dépendances. Le domaine passe aux mains de différents propriétaires , dont Mathurin Chaudron , seigneur de Vaugien ; son petit-fils Pierre épousera en 1579 Geneviève de Baillon , fille du seigneur de Janvry Jean de Baillon. Vers 1650 le seigneur des Troux , Guillaume Dugué de Bagnols , achète le domaine qui restera à ses héritiers jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Détérioré au début du XIX e , le manoir reste ensuite à l'état de ruines .

Devenir du nouveau château.

En 1908 , le nouveau château est acquis par le marquis de Breteuil , qui en fait un château de chasse à courre. Puis le marquis le louera : en 1909 ,l'ambassadeur des Etats-Unis l'habite, puis une américaine , madame Sullivan ,entre les deux guerres : elle emploie 11 jardiniers pour entretenir le parc... Acquis par une société néerlandaise après 1946, elle sert de centre de formation d'agriculteurs nééerlandais désirant immigrer en France; après 1958 , le Centre culturel franco néerlandais y organise des stages éducatifs et culturels. Aujourd'hui il appartient à la famille David qui y accueille des réceptions privées et d'entreprises.

PLUS D'IMAGES :


C'est une surprise que la découverte de cet immense château au sortir du bois

Un style néo gothique ou néo Renaissance à l'intérieur


De curieuses caryatides à pied de lion  de chaque côté de la cheminée.


D'anciennes ruines dont l'authenticité fait débat.


Le tracé des anciennes douves médiévales est toujours très visible.


Autre vue avec le petit puits.


Variante.


Reflets dans un bassin.


Une jolie dépendance ...Maison du gardien?



samedi 14 septembre 2013

L'église de Boullay-les-Troux (Essonne).


Le bijou de Boullay, c'est cette charmante église à l'extrémité du village, au bord des champs...
Sa position excentrée s'explique par le fait qu'elle était à l'origine la chapelle du château des seigneurs de Boullay  , aujourd'hui disparu (il a été détruit en 1825), et qui se situait juste derrière.


L'église St Jean l'Evangéliste fut  construite par Guillaume Dugué de Bagnols, seigneur des Troux 
(1616-1657). Elle remplaçait une église du XIII e . Le clocher date sans doute du XVIIIe siècle. Il contient une cloche de 1852.


Vue latérale de l'église entourée de son petit cimetière.


L'église vient d'être rénovée .A l'intérieur elle est  d'une austérité toute janséniste.
Le seigneur des Troux était en effet un adepte du jansénisme. Bienfaiteur de l'abbaye de Port-Royal des Champs , il accueillera dans son château des "Solitaires", et dans de petits bâtiments proches de l'église des enfants des Petites -Ecoles de Port-Royal. Pierre Nicole , le professeur de Jean Racine ,y enseigna.


Les vitraux ,œuvres du maître-verrier Raphaël Lardeur , ont été installés à partir de 1936 à l'initiative de l'abbé Vorage , curé des Molières et de Boullay.
Celui-ci est une des figurations de  Saint-Jean L'Evangéliste : le saint fut empoisonné (d'où la coupe qu'il tient) et ébouillanté  (d'où les "vagues" qui le flanquent). 


 Une des statues de l'église , du XVIIe, représente aussi Saint-Jean L'Evangéliste. L'attitude du saint laisse penser que la statue faisait partie d'un calvaire.


La porte de l'église sert de cadre à la radieuse campagne du Hurepoix.


Le paysage vu de l'église...


  Le site en avril.

Vue arrière, prise depuis un champ : la silhouette de la petite église en surplomb au dessus des champs ravit le promeneur aussi.
Cette photo m'a été demandée par l'office de Tourisme du Pays de Limours pour orner la première page de son ouvrage sur les églises et chapelles du Pays de Limours.

En noir et blanc.

De nombreuses autres photographies de l'église peuvent être trouvées sur ce blog ,dans la rubrique "pays de limours: Les Molières et:Boullay-les-Troux. alentours " (voir liste des libellés).

A voir aussi d'autres images :
 L'EGLISE DE BOULLAY LES TROUX, un site magique au coucher du soleil !
https://jmsattohurepoix.blogspot.com/2010/08/un-site-magique-en-hurepoix-leglise-de.html

samedi 3 août 2013

Le château de BANDEVILLE.

Dès 1236 les seigneurs de Bandeville possédaient un château sur ce site. En 1540 , Thomas Rappouel , notaire et secrétaire du roi, et aussi surintendant des finances , achète le château et le fait agrandir. Il crée aussi un parc à la française.

Situé dans la vallée de la Rémarde , près de Saint-Cyr sous Dourdan , l'actuel château de Bandeville , de style Louis XIII, a été construit en 1622 pour Thierry Sevin , conseiller au parlement de Paris. Il a appartenu par la suite à toute une série de membres du parlement de Paris. Depuis 1806, il appartient à une famille d'ancienne noblesse et de religion protestante, les Pourtalès.  C'est donc une propriété privée , mais chaque année de la mi-juillet à la mi-août la visite du parc , aménagé en jardin anglais en 1833 par Louis-Sulpice Varé , le paysagiste du bois de Boulogne notamment , est possible l'après-midi .


En temps ordinaire ,on n'aperçoit qu'une petite partie du château , largement dissimulé par d'épaisses haies , si l'on se place après le petit pont sur le Rémarde qui lui fait face.


la façade du château , de grande dimension .


Vue latérale.


A droite du château , d'anciens communs , encore visiblement habités.


Près des communs , un beau pigeonnier.


La façade sur le parc...


Des statues ornent le parc :par exemple, au sommet d'un petit escalier ,une Vénus (?)...


Une Vénus singulièrement souriante , presque sarcastique...


La statue semble veiller sur le château.


Ses traits et son expression sont loin de respecter les canons grecs: on dirait plutôt un portrait.


Le château vu du parc.


Plusieurs étangs se suivent dans la perspective du château.


Frise d'oies bernaches devant le château...
Cette petite troupe semblait inquiétée par ma présence.


Plus loin un second lac semble constituer un agréable lieu de détente.


Une autre vue de ce lac.


Le parc est immense : pour en atteindre le fond , il faut grimper au sommet d'une colline.


Là une ancienne dépendance encore.


En obliquant vers la gauche , on tombe  sur un grand terrain peut-être utilisé comme   manège pour les chevaux?
Ici une ancienne glacière.


Une jolie mare.


Le parc vu de la forêt.


Devant le château , son ancien moulin (aujourd'hui rénové et devenu propriété privée).


A gauche du château , les bâtiments de ce qui semble être l'ancienne ferme du domaine.