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lundi 15 février 2021

LA VALLEE ET L'ABBAYE DE L'OUYE.

Située à 3 km au sud ouest de Dourdan , la vallée de l'Ouÿe fait partie de la commune de Les Granges Le Roi. Elle est liée à une légende selon laquelle un prince égaré aurait été "ouï" ici par ses compagnons. En remerciement , il aurait fait ériger sur place un sanctuaire. Louis XIII connaîtra plus tard la même mésaventure que ce prince.
Une abbaye est fondée en 1163 dans la vallée de l'Ouÿe par le roi Louis VII le Jeune pour les moines Grandmontains , jusqu'en 1770 date à laquelle cet ordre monastique est dissous. Des religieuses bénédictines venues de Clairefontaine en Yvelines prendront bientôt le relais. L'établissement , dont l'abbesse est Mme de Portal, a vocation de recevoir les dames de la noblesse pour une période de repos et les jeunes filles afin de parfaire leur éducation. C'est aussi un lieu d'enfermement : ainsi en 1779, la princesse de Rohan, sous le coup d'une lettre de cachet, préfère-t-elle l'abbaye de l'Ouÿe à la prison. Pendant la Révolution, l'abbesse est arrêtée pour avoir abrité des prêtres réfractaires, et elle est exécutée en 1792. Vendu comme bien national, le domaine appartient à des particuliers. C'est en 1945  seulement que l'abbaye est rendue à un usage religieux : des Ursulines l'occupent et en font une maison d'accueil recevant des groupes de réflexion et de prière. Mais les religieuses ont quitté l'abbaye en 2012. Elle est restée en vente jusqu'en 2015. Des travaux ont été alors entrepris pour en faire un centre d'accueil pour des jeunes du diocèse de Paris.


On a à peine quitté Dourdan par une petite route sinueuse que l'on se retrouve dans une vallée occupée par une belle prairie et bordée de bois.


Plus loin , on atteint un espace cultivé complètement clos par les bois.




En automne , le jeu de la lumière sur les champs les fait rougeoyer.


Un espace isolé du monde , un havre de paix.



A l'approche de l'abbaye.


                                          Au bout de la petite route , l'abbaye de l'Ouÿe...


Le portail nord et la nef de l'église abbatiale.


Le portail vu de face.


On distingue des dépendances et un drôle de clocher pointu à droite .


L'église abbatiale , en partie cachée par les arbres. La partie occidentale a été aménagée en locaux d'habitation sur trois niveaux (accès par l'ancienne porte des fidèles encadrée de trois voussures à gauche), tandis que la partie orientale a conservé son usage de chapelle.

                                               
                                  Le chevet semi-circulaire de l'église domine un beau jardin.
                                     

On aperçoit au fond le colombier et une partie des bâtiments conventuels.


Au sud , un chemin herbeux mène à un autre portail.


                        On voit mieux ici le colombier , qui faisait partie de la ferme du monastère.


Vue rapprochée du  portail sud.

jeudi 9 novembre 2017

A LA DECOUVERTE DU DOMAINE DE LA BROUSSE A DOURDAN.

Le domaine de La Brousse est une propriété privée, que sa propriétaire actuelle, Madame Piard, ouvre au public deux fois l'an , et notamment en automne, période où le parc est le plus beau.
L'association des Amis du domaine de La Brousse lui prête assistance pour l'occasion.
Nous avons ainsi pu le découvrir le 5 novembre 2017.

Pourquoi ce nom?
Ce domaine de 7 hectares tient son nom de la famille de La Brousse de Verteillac, qui possédait jusqu'à la Révolution française le château du Parterre (actuelle mairie de Dourdan). En effet, le parc de La Brousse actuel  est situé à l'emplacement de l'ancien potager du château du Parterre.
Après la Révolution, en 1795, ce potager fut adjugé séparément à deux marchands dourdannais, les citoyens Marquis et Flabbée.

Le château:
Le domaine de La Brousse comporte une grande maison de maître ou château.
A l'origine, un pavillon y était construit.
A la fin du XIXe siècle, la famille Dujoncquoy, alors propriétaire, y ajoutera deux ailes latérales et fera construire des communs (écurie, grange et fruitier), ainsi que le pavillon du gardien et une serre.
Après 1905, le propriétaire, Maurice Gallais, fera recouvrir de briques les murs de la demeure.


Le château se cache au fond de la propriété, encadré d'arbres magnifiques.

Le parc, un véritable arboretum:
La demeure  est entourée d'un parc à l'anglaise depuis le XIXe siècle. Entre 1875 et 1880, la famille Dujoncquoy , passionnée d'arboriculture, y fait planter de nombreux espèces d'arbres originaires souvent d'autres continents, que l'on peut encore admirer aujourd'hui. Le parc est donc un véritable arboretum, dont les couleurs explosent en automne notamment.
On y découvre ainsi un noyer du Caucase, deux sequoias, deux hêtres rouges, des érables rouges (d'un grand effet), un érable à feuilles de platane, un érable du Japon, un tulipier ou encore un noyer des Indes. On accède au parc par une belle allée de tilleuls .Le parc compte encore 36 platanes, un néflier, des charmes, des chênes, des châtaigniers, des frênes, des buis topiaires ...
Bref, de quoi combler les amoureux des arbres.
Ou de quoi faire simplement une belle promenade dominicale dans un lieu enchanteur.

                                        A LA DECOUVERTE DU PARC EN IMAGES:


              On pénètre dans le parc par une belle allée bordée de tilleuls de Hollande en rideau.

                                                             Tiens , un joli puits .



Un coup d'œil vers le château, au delà des arbres.

         On découvre bientôt l'étang. A droite, une touche de couleur apportée par l'érable du Japon.


L'étang constitue un beau miroir.

Jeu de reflet.


Autre vue de l'étang .Touches de couleurs créées par le petit pont et l'érable.

Autre vue.


Un petit tour de l'étang.

Retour vers le château par le petit pont.
                                     
Au fond les érables rouges mettent une belle touche de couleur.

Erable rouge et sequoia se côtoient.


Beau rideau de feuilles créé par les platanes d'orient.

Un saule pleureur aussi au dessus du petit cours d'eau qui traverse le parc.

Chêne rouvre.



                                  La visite est finie. On repart contents par la belle allée de tilleuls.

Les propriétaires successifs après la Révolution:
Le domaine, on le verra, a eu plusieurs propriétaires prestigieux.
1795: acquisition du potager du château du parterre par les citoyens Marquis et Flabbée.
1809: propriétaire: M.Félix Noguette. Un pavillon lorsqu'il l'acquiert y était déjà bâti.
1859- 1905: propriétaire: la famille Dujoncquoy.
1905: le sénateur Maurice Gallais, maire de Dourdan de 1912 à 1920.
1935: M. Roger Becquet.
1939: Mme Linder, épouse de M. Guesde, gouverneur du Cambodge.
Puis leur fille, épouse de M.André Widdhof, président de la compagnie des Wagons-lits.
Pendant la 2e guerre mondiale, la maison est occupée par les allemands.
1955: M. Gaston Commogeille.
1958: M. Roger Teillac, président de la société Laos automobiles.
1980: la famille Piard.


jeudi 5 février 2015

A la découverte du DOURDANNAIS : SAINTE MESME .

SAINTE-MESME est un village d'environ 900 habitants situé dans la vallée de l'Orge, à l'ouest de DOURDAN. Il fait partie du département des YVELINES.
Au Moyen-Age , la seigneurie dépendait du domaine royal de DOURDAN.
Le village a eu très tôt son château. On sait qu'en 1470, Aymard de POISIEU, seigneur de Sainte-Mesme,  baron de Marolles, et ami du roi Louis XI, y fit construire un beau manoir fortifié. La seigneurie s'agrandit considérablement après 1473: elle s'étendait de Sonchamp (vallée de la Remarde)  à Roinville (vallée de l'Orge, à l'est de Dourdan).
C'est aussi lui qui fit construire l'église, qui était à l'origine, dit-on, la chapelle du château.
Son fils Claude de Poisieu, qui lui succéda, était lui aussi conseiller du roi, et de plus maître d'hôtel de la reine.
Saint-Mesme, le chateau.jpg
     Le château de SAINTE MESME d'après une ancienne carte postale. On aperçoit à gauche l'église.

La seigneurie entrera dans la famille de l'Hospital par le mariage de Louise de Poisieu, fille de Claude, avec Aloph de l'Hospital, seigneur de Choisy, fils d'un  des officiers favoris de Charles VIII.
Cette famille donnera au XVIIe siècle plusieurs baillis de Dourdan . La seigneurie sera érigée en comté par Henri IV. La famille gardera la seigneurie jusqu'en 1772, date à laquelle Galluci de l'HOSPITAL vendra ses biens à César de La Brousse, marquis de VERTEILLAC, alors gouverneur de Dourdan.


Le "manoir" de Sainte-Mesme : il fait face au portail du château.

Le château entre temps avait été remanié au XVIe, puis au XVIIe siècle.
En 1791, le marquis de Verteillac émigra et le château devint une prison. Son fils François récupère ses biens en 1804. Il sera chambellan de l'Empire et maire de Sainte Mesme.
Différents propriétaires se succédèrent ensuite, notamment le  3e consul LEBRUN, duc de Plaisance, qui rend toute son importance à la terre de Sainte-Mesme. C'est lui qui construit à Sainte-Mesme l'usine de fabrication de cotonnades Ville-Lebrun. Il meurt au château en 1824. Mentionnons aussi le romancier Auguste MAQUET, le "nègre" d'Alexandre DUMAS : il reprenait les ouvrages que Maquet avait écrits pour lui en les rendant plus vivants. Les Trois Mousquetaires furent conçus de cette façon par exemple. Il y meurt lui aussi en 1888.


L'actuel portail du château.

Actuellement, le château est une propriété privée soigneusement enclose. Le passant ne peut distinguer du domaine qu'un très haut et solide portail... Frustrant!(1)
Pour voir à quoi peut bien ressembler ce château, nous avons recouru à une ancienne carte postale!
Ce que nous pouvons admirer cependant, c'est le "manoir de Sainte Mesme", qui fait face au portail du château. On pense que c'est une construction d'origine carolingienne, qui a été transformée au XVe siècle notamment par l'aménagement de fenêtre à meneaux et l'ajout de la tour orthogonale. Ce manoir dépendait du château jusqu'au XVIIIe siècle. C'est aussi aujourd'hui un  musée du costume militaire international de 1807 à nos jours

                                                 D'AUTRES IMAGES :

                                         L'EGLISE.


L'église à chevet plat construite par Aymard de Poisieu au XVe siècle. En 1539, sa belle-fille Anne Lucas obtient d'y faire transférer les reliques de sainte Mesme . La chapelle Sainte Anne sera ajoutée au XVIe.


Vue du clocher.


Les contreforts.

  LA FONTAINE DE SAINTE MESME.


Dans un coin du village, une fontaine du XVIe siècle.



La statue (copie d'un groupe en bois du XVIe siècle volé dans l'église en 1985) évoque la décollation de Sainte-Mesme. Fille de Dordanus, un prince païen, elle s'était convertie au christianisme. Pour la punir, son père ordonne à son fils Mesmin de trancher la tête de sa sœur. Pris de remords, il se convertira aussi.


Jusqu'au XXe siècle, deux fêtes patronales avaient lieu dans le village , commémorant la décollation (le 7 mai) et le transfert des reliques dans l'église par Anne Lucas.


Une procession chaque fois venait jusqu'à la fontaine. Son eau guérissait ,paraît-il, les fièvres, les langueurs des femmes enceintes, et les maux de tête.

( Renseignements émanant de l'association historique et archéologique de Sainte Mesme).

(1): le château aurait appartenu à Robert Zellinger de Balkany marié à la fille du dernier roi d’Italie, Umberto II: il était le promoteur des grands centres commerciaux type Parly2 .

A la découverte du DOURDANNAIS: BONCHAMP et SEMONT, 2 hameaux, 2 châteaux.

                  Au nord-ouest de Dourdan, deux petits hameaux voisins ont chacun leur château.

 
Une belle grille ouvrant sur une allée d'honneur est tout ce que le passant peut apercevoir du parc et du château de Bonchamp.
 
Voici une vieille carte postale représentant le château de Bonchamp autrefois, sans doute construit au XIXe. Il semble qu'il ait été démoli et remplacé par un château plus petit.
 
 
 
                                                                   (doc internet)
 
Voici une image qui nous permet de voir à quoi ressemble le château actuel, qui semble tout neuf.
Il semble être le siège d'une société civile immobilière.
 
 
 En hiver, le château est visible à travers les branchages.

 
A quelque mètres, on découvre le beau portail du château de Semont (dans le hameau du même nom). Cette propriété privée semble liée à un centre équestre tout proche.

 
Le château (privé) est en partie masqué par les arbres de son parc.
 
 
Il a vraisemblablement été rénové , si l'on en juge par son aspect d'autrefois (voir ci dessous)/

 
Cette vieille carte postale permet de découvrir le château dans son entier.