vendredi 26 septembre 2014

Le Hurepoix à pied : autour de la ferme du GRAND RAGONANT et du CHATEAU DE VAUGIEN.

 La ferme du GRAND RAGONANT et le  CHATEAU DE VAUGIEN n'appartiennent pas à la même commune  : la première est sur le territoire de GOMETZ-LA-VILLE , et le second sur celui de SAINT REMY LES CHEVREUSE.
Ils sont voisins : la ferme est sur le plateau, isolée dans la campagne  , au bord du bois de Vaugien , et le château en contrebas dans la vallée de l'Yvette (vallée de Chevreuse).
Il est possible de faire le tour des deux sites par des chemins de terre.
A l'origine ce sont deux fiefs différents , qui ont fini par avoir les mêmes propriétaires.  Ainsi , la famille de Marle est  propriétaire des fiefs de Vaugien et de Ragonant à la fin du 16e s.

Le fief du grand RAGONANT.

Au XVIIe , Ragonant est un des 6 fiefs qui composent la châtellenie de Gometz , devenue propriété du seigneur de Limours , Louis Hurault de Cheverny , en 1601.
Le fief de Ragonant comportait un petit château et une ferme d'élevage opulente , le tout entouré d'un domaine agricole .
En 1842 , le grand Ragonant et le château de Vaugien ont la même propriétaire , Gabrielle Bagueneau de Puchesse . Celle- ci fait détruire le château de Ragonant . Son mari Amable, comte de Thelusson de Sorcy (1793-1843) , venait de faire reconstruire un nouveau château  quelques années avant , en 1829 , à la place du château de Vaugien antérieur , jugé trop petit pour recevoir ses nombreux amis , pour lesquels il organisait de grandes parties de chasse. Elle sacrifie Ragonant.

 
La ferme du grand Ragonant : on devine , plus qu'on ne voit , un bel ensemble de bâtiments.

Ensuite , le grand Ragonant comme le château de Vaugien passe , du fait du mariage de Berthe ,la fille aînée des précédents , dans la famille de Wendel .
Aujourd'hui la ferme du grand Ragonant , propriété privée, est très peu visible de l'extérieur , ce qui constitue une grande déception pour le randonneur.
Juste devant la ferme , on peut voir une borne portant une croix de Lorraine inscrite dans un triangle : la comtesse de Brionne, épouse de Charles-Louis de Lorraine, propriétaire du domaine de Limours depuis 1775 , avait fait placer ces bornes délimitant ses possessions.

 
La borne de la duchesse de Lorraine.


Le château de VAUGIEN.

Depuis l'entrée de la ferme , on peut suivre , à gauche , le chemin de randonnée qui va nous faire descendre à travers bois jusqu'aux premières maisons de Saint-Rémy les Chevreuse . Il longe un mur qui doit être celui qui délimitait l'ancien fief de Ragonant ; après quoi , en suivant une rue sur la


                                       Le chemin longe le mur de l'ancien fief de Ragonant.

droite , on débouche aux abords d'un domaine soigneusement caché par haies et clôtures  -autre déception pour le randonneur curieux de patrimoine! Tout ce qu'on en voit est un agaçant portail! Des images trouvées sur internet au retour nous donneront une idée de l'aspect du château...

 
                                               Tout ce qu'on voit : un agaçant portail!

 Construit en 1829, il  est de style italien , avec toit en terrasse et loggia au second étage. Il est classé pour sa décoration intérieure remarquable.

 
Le château de Vaugien (doc internet).

Il appartient toujours à la petite fille de Berthe et Henri de Wendel. D'abord simple château familial , il est ouvert aujourd'hui aux séminaires d'entreprises , réceptions professionnelles et événements divers (1).
Passé le portail , on aperçoit quand même une ancienne chapelle , à moitié cachée par les arbres . Elle  date du château antérieur au château actuel.

                                               
                                                La chapelle , à demi cachée par les arbres...

En suivant à droite encore , on se retrouve sur le chemin de la Glacière , qui mène à un certain lycée ... ! A la sortie du bois , prendre à droite un chemin qui va bientôt grimper de façon assez raide dans le bois et débouchera sur le plateau à proximité de la ferme de Ragonant.

 
Retour sur le plateau.

Une belle balade , un peu frustrante certes du point de vue de la découverte du patrimoine. Mais ces sites sont historiquement intéressants et poussent à une recherche a posteriori.

JMS.

(1) Voir son site : www.chateaudevaugien.fr




mercredi 24 septembre 2014

Le château et le parc de JEURRE à MORIGNY-CHAMPIGNY (Essonne).



Le château et le parc.

Le château de Jeurre se situe sur la commune de Morigny-Champigny , dans l'Essonne. Il est longé  d'un côté par la nationale 20 , où se trouve l'entrée principale , à l'accès d'ailleurs un peu acrobatique ; et de l'autre par la Juine,  jolie rivière locale qui alimente son canal.

Visiter JEURRE , c'est découvrir d'abord un de ces nombreux châteaux de l'Essonne qui enchantent les amateurs  ; à l'origine existait depuis le XVe siècle une "tour de Jeurre", encore appelée "château de Barre"; le château actuel aurait été construit à la fin du XVII s par la famille Regnault de Barre ; le domaine est acquis en 1792 par Louis-César Dufresne de Saint-Léon , directeur général de la liquidation de la dette publique (déjà!); il fera don du château à sa filleule Adèle Dutilleul , épouse du comte Mollien , ministre du trésor de Napoléon ; le comte Mollien , au début du XIXe s , fait agrandir le château et  créé plusieurs aménagements ; par la suite , Alexandre Henry de Saint-Léon rachète le château qui avait appartenu à son oncle ; son fils Arthur hérite du château en 1903 ; Jeurre a appartenu ensuite à son petit-fils Louis (décédé en février 2015) qui a restauré le domaine ravagé par la guerre de 39-45.Celui-ci était aussi éleveur, et il fut un temps, à partir de 1987, où l'on pouvait voir des bœufs et des buffles dans la ferme et les prairies du domaine! Il a planté de plus de nombreuses essences rares dans le parc.
 La façade principale  du château comporte une avancée surmontée d'un toit bombé dont il n'y a pas d'autre exemple à notre connaissance dans la région. Il est accompagné  d'une ferme qui, comme la maison du portier,  imiterait le style des villas agricoles du nord de l'Italie  ; ces bâtiments ont é té construits de 1806 à 1813 ; la ferme est flanquée  d'un joli colombier de style néo-médiéval (1813). A l'arrière du château , s'allonge une  pièce d'eau où se mire la façade. Venir à Jeurre , c'est aussi s'offrir le plaisir d'une agréable promenade dans un très beau parc ; signalons notamment une magnifique allée bordée de cyprès chauves et de hêtres pourpres au bord du canal.

JEURRE et les fabriques de MEREVILLE.

Alexandre Henry de Saint Léon (prix de Rome de sculpture -certaines de ses œuvres sont au musée d'Orsay)  avait  acquis , fait démonter et remonter pièce par pièce à Jeurre, en 1896,  quatre des fabriques qui ornaient le parc du château de  Méréville, les sauvant ainsi de la destruction. 
Le marquis de Laborde , banquier du roi , et  propriétaire de Méréville , pour faire plaisir à sa fille Natalie en grande partie (elle deviendra duchesse de Noailles et l'égérie un temps de Chateaubriand), s'était mis en tête de créer le plus beau parc à l'anglaise du pays ; il l'avait parsemé en particulier de nombreuses fabriques décoratives avec le concours d'Hubert Robert . Le marquis , soupçonné de connivence avec les émigrés, fut guillotiné à la Révolution. Par la suite sa famille réussit à récupérer le domaine. Mais à la suite d'ennuis financiers, elle dut à terme  s'en séparer; après quoi il avait sombré peu à peu dans l'abandon et les dégradations.

 Repris en mains de nos jours par le Conseil général de l'Essonne , qui a entrepris sa restauration , il  n'est pas ouvert actuellement au public.

Jeurre est donc le seul endroit pour l'instant  où l'on peut admirer des fabriques  du parc de Méréville conçues par Hubert Robert.
Elles ont été placées aux quatre points cardinaux du parc , et  le paysagiste Achille Duchêne ,chargé d'organiser le parc  par Arthur de Saint-Léon, a eu l'idée de les relier par des allées de buis. D'autres éléments du domaine ont été récupérés ailleurs, comme  l'avant corps ajouté en 1900 à  la façade arrière  et qui provient d'un hôtel particulier parisien , l'hôtel d'Anglade ; elle est ciselée par le célèbre sculpteur du XVIIe Coysevox ; la "porte Saint-Denis" , installée dans le parc , serait une porte monumentale du château de Saint-Cloud détruit lors de la Commune de Paris ; au fond du parc s'élève l'ancienne porte de l'hôtel parisien de la comtesse de la Verrue détuit en 1907; enfin une sphère armillaire du XVIIe, représentant le mouvement des astres, est visible à droite du château.

                                                            LES IMAGES :   
Cliquer sur les images pour les agrandir.


Le corps principal du château (fin XVIIIe) est flanqué de deux ailes rajoutées au début du XIXe par la filleule du comte de Saint-Léon , épouse du comte Mollien , ministre du Trésor de Napoléon.



Le château de Jeurre  : façade principale.
L'avant corps à toit bombé est original...


Le château : façade arrière se mirant dans le plan d'eau.
A droite on aperçoit les bâtiments de la ferme.



De sympathiques oies ont bien voulu poser en premier plan...


Au centre de la façade , un avant-corps ajouté en 1907 provient d'un hôtel particulier parisien détruit , l'hôtel de Langlade.


Un aperçu  de la ferme et du colombier (1806 -1813).


Un style neo-médiéval inhabituel dans la région.

LES FABRIQUES DE MEREVILLE:

elles sont disposées aux quatre points cardinaux du parc...


          Le temple de la Piété filiale a été inspiré à Hubert Robert par le temple de la Sybille à Rome .


Détails.


                                                      L'intérieur du dôme et son oculus.


Dans le temple : une belle Vénus sortant du bain. A l'origine , le temple contenait un buste de Natalie de Laborde par Pajou .


Vue rapprochée.


Ce temple était dédié à Natalie , la fille du marquis de Laborde. Il vient d'être rénové.


Sphinge et perspective de la pièce d'eau : au fond , la laiterie de Méréville.
  

La "laiterie"  , au bout de la perspective de la pièce d'eau...


Simple élément décoratif en trompe l'oeil  ici , car ... il n'y a rien derrière!
A Méréville , une grotte constituait le fond...


Au dos de la façade de la laiterie , des reliefs évoquant les travaux des champs ...
Présence inattendue d'un crabe dans le champ de blé.


  

La colonne rostrale dédiée à La Pérouse...
Il marque la passion du marquis de Laborde pour la marine.
(Deux de ses fils périront lors d'une expédition fatale du navigateur en 1788).



Le cénotaphe de COOK , le découvreur des îles Sandwiches; il fut tué par les indigènes.



Le buste sculpté est de Pajou.


Alentours d'une petite fontaine ornée d'une tête de lion.


Dans une des allées de buis conçues par Achille Duchêne.
  
Autres curiosités :


La porte Saint-Denis, porte monumentale du château de Saint-Cloud incendié lors de la Commune.


Blason de la famille d'Orléans , propriétaire de Saint - Cloud sous Louis XIV.



Ancienne porte de l'hôtel de la comtesse de Verrue à Paris , démoli en 1907.(1)


Détails du fronton.(1)


 La sphère armillaire (XVIIe s).

DANS LE PARC ... 


Une magnifique allée de hêtres et de sapins...


Dames cheminant dans l'allée le long du canal...


Une vue du canal alimenté par la Juine. 

Derniers regards sur le temple de la Piété filiale :





Voir aussi notre article "Une découverte pleine d'imprévus" sur:


et

Découverte du parc et du château de Jeurre en images 27/9/14

 Sur Natalie de Noailles , fille du marquis de Laborde ,voir notre article: http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2013/05/les-conferences-du-marais-les-destins.html

(1) Selon Jacky Tronel,  blogueur et historien, il s'agit là plutôt du porche de l'Hôtel des Conseils de Guerre, sis au 37 de la rue du Cherche-Midi, Paris 6e. Sa démolition a eu lieu en 1907, suite au percement du boulevard Rapsail.
Voir son blog : http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/

lundi 22 septembre 2014

La VALLEE DE LA RENARDE à pied : BOISSY SOUS SAINT YON - SAINT YON - BREUX-JOUY.

BOISSY SOUS SAINT-YON. 
 
Cette petite ville d'environ 3600 habitants  est placée en bordure de la route de Paris à Orléans , une position stratégique qui lui a attiré bien des désagréments pendant les guerres des XIVe et XVe siècles (guerre contre les anglais qui détruisent la 1e église , guerres civiles...) , puis pendant les guerres de religion.
Aux XIe et XIIe siècles , une partie de Boissy appartient au prieuré de Longpont. Puis les seigneurs  se succèdent :  les seigneurs de Vaugrigneuse y possèdent des fiefs ; vers 1200 , Yolande d'Anjou , comtesse de la Marche est la Dame de Boissy et d'Egly ; aux XIVe -XVe le seigneur sera Jean de Montagu , puis la famille Malet de Graville en héritera ; suivront François de Ferrières, seigneur de Maligny , puis au XVIIe siècle, Marie- Charlotte de Balzac d' Entragues , veuve du maréchal de Bassompierre ; enfin Guillaume de Lamoignon  rachète le domaine en 1659. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont une époque de prospérité pour le village : en atteste la présence de plusieurs "hôtels" particuliers dans la commune.
 
 
 
A l'entrée du village quand on vient de Saint-Yon , une grosse ferme de caractère se présente à nous : la FERME DES TOURELLES (XVIe siècle) . Elle faisait partie du domaine des Tourelles , appartenant aux seigneurs de Boissy , comprenant un "hotel" ( logis seigneurial ou château) , une ferme , une métairie et  les terres alentour.

 
Jouxtant la ferme , on découvre un peu plus loin dans la rue un portail derrière lequel s'élève le logis d'habitation qui a tout d'un château.

 
Les propriétaires successifs ont été François de Balzac d'Entragues (qui acquiert la seigneurie en 1584) puis sa fille Marie-Charlotte qui en fera donation à l'Hôtel-Dieu de Paris. Elle avait commencé sur le site la construction d'un château qui ne sera jamais terminé notamment en raison d'un incendie. Guillaume de Lamoignon devient propriétaire des lieux en 1659 , puis Nicolas de Montauzan l'achète en 1681; le domaine prend alors le nom de "fief d'Artois" du nom de l'épouse de l'acquéreur : Louise d'Artois.
 

 
La mairie est très pimpante . Mairie-école dotée d'un clocheton orné d'une horloge , elle est édifiée selon les plans d'un architecte de Dourdan en 1857. La place actuelle de la mairie servait de cour d'école . L'édifice a été ravagé par un incendie et a été réhabilité en 1986 .

 
L'église Saint-Thomas Beckett est d'abord une chapelle construite au XIV e siècle par Thomas , seigneur de Boissy , sans doute en l'honneur du passage de Saint-Thomas Beckett  , archevêque de Canterbury (1117-1170) , à Boissy. Elle devient église paroissiale au XVe s quand la précédente église du XIIe siècle , dédiée à Ste Aubierge , est endommagée puis détruite du fait des guerres des XIVe et XVe s.
 
 
 
Elle a un plan en croix et une nef unique.
Les transepts sont postérieurs ( XVIIe et XVIIIe s).
Les reliques du saint sont dans le transept sud.

 
Statue de St Thomas Beckett , archevêque de Canterbury.

 
Relief décoratif.
 
 
A deux pas , après avoir dépassé l'église , on se trouve devant un portail de château.

 
Une belle demeure privée , en plein centre ville, sur laquelle nous n'avons trouvé aucune information.
 
 
Dans une autre rue , autre portail d'un autre château...

 
Il s'agit du manoir de la Courbette , construit au XVIIIe siècle sur l'ancien fief de La Motte , par la famille  Dionis des Carrières. Au milieu du XIXe siècle, le domaine appartient à la famille Delalain, célèbre dynastie d'imprimeurs-libraires, puis à la famille Esquirol. L'une et l'autre de ces familles ont fourni des maires à la commune.

 
L 'autre façade.

 
 Le manoir est aujourd'hui le siège d'un centre équestre et un lieu de réception actif.
 
 
Concours hippique dans le domaine de La Courbette.

 
Un chemin de randonnée nous mène à présente vers Saint Yon.

 
Il n'est pas rare de croiser des cavaliers sur le chemin.
 
 
Le chemin grimpe ensuite à travers  une zone boisée.
 
SAINT- YON .
 
Ce village de 800 habitants environ a été à l'origine établi au sommet d'une butte et était protégé par une enceinte , ce qui en faisait un site défensif efficace , notamment contre les envahisseurs normands.
Du XII au XIVe siècle , la famille de Saint-Yon est propriétaire des lieux ; ainsi Philippe de Saint-Yon , qui fut enterré dans l'église à sa mort en 1273 . Les seigneurs  de Saint-Yon dépendent ensuite de Montlhéry ou de Marcoussis. La baronnie regroupe  plusieurs gros fiefs de la vallée de la Renarde : Boissy-sous-Saint-Yon, Saint-Sulpice-de-Favières, Breuillet, Breux, Souzy et Saint-Chéron.
 En 1388 , St Yon appartient à  Jean de Montagu, seigneur de Marcoussis ; il passe par héritages successifs à Louis Malet de Graville, amiral de France, en 1472 , puis aux Balzac d'Entrague ;  en 1660, Saint-Yon entre dans le marquisat de Baville, érigé pour Guillaume de Lamoignon.
 
 
Au sommet d'une butte  se profile l'église ; le premier village était établi au sommet de cette butte et ceint de murailles.

 
L'église a été construite sur la butte où Saint Yon , envoyé par le pape pour évangéliser les païens , aurait été décapité par les soldats romains. Sa tête aurait roulé au bas de la colline. Il l'aurait ramassée , nettoyée dans une fontaine (appelée Saint-Yon pour cette raison) , et l'aurait emportée au sommet de la colline , où il serait enterré.
 

 L'église primitive (XIIe siècle) a été ravagée par les guerres . Il n'en reste que le portail. Elle a été reconstruite au XVIIe siècle et fortement remaniée au XIXe.

 
A proximité de l'église , la porte Bourdeau est tout ce qui reste de l'enceinte qui enfermait la ville. Deux autres portes , la porte de PARIS au nord , et la porte d'ETAMPES à l'est ont existé.

 
Depuis l'église , on aperçoit un mystérieux château blanc au toit d'ardoise à demi caché par la végétation.
 

            Ce château privé  doit dater du XIXe siècle. Nous n'avons aucune information à son sujet.

 
Un balade autour de la colline nous permet d'admirer cette élégante église sous différents angles.
 
 
Une vision charmante.
                                            
 
Retour vers l'église par un chemin sinueux ...
 
 
Au passage , quelques jolies demeures anciennes  parfois transformées en résidences secondaires.
 
 
Vieille maison sur la butte.
 
 
Au pied la butte , on découvre la superbe ferme de la Madeleine , ancienne léproserie fondée au XIVe siècle et qui à cette époque accueillait les malades de Boissy-sous-Saint-Yon, Saint-Sulpice-de-Favières et Saint-Yon ; au XVIIe , elle accueillera ceux de 17 communes. Elle sera supprimée comme les autres léproseries à la fin du règne de Louis XIV. Les bâtiments actuels datent du XVII e  et constituent 4 pavillons , l'un des 4 contenant une chapelle.
 
BREUX-JOUY.
 
Depuis le XIXe siècle , le village de Breux est associé à Jouy pour former une commune d 'environ 1260 habitants répartis sur 4,5 km 2 . Le village a beaucoup souffert aussi des guerres du XIVe et du XVe siècles . Breux appartient à divers seigneurs : au XVe , François de Granchet , seigneur de Breux se place sous la protection de l'Amiral de Graville ; au XVIe , la seigneurie passe aux mains des descendants de l'amiral , comme Marie-Charlotte de Balzac d'Entragues , dame de Boissy , qui , on le sait ,cèdera ses biens à l'Hôtel-Dieu de Paris. Breux entre en 1659 dans le marquisat de Baville appartenant à Guillaume de Lamoignon, premier président au Parlement de Paris.
 

           Ce charmant village se découvre au fond d'un vallon creusé par la Renarde qui le traverse.
 
L' église Saint -Martin date du XIIe siècle et a été remaniée au XIVe. Son clocher en bâtière et son chevet à fond plat sont caractéristiques du Hurepoix. Le bras gauche du transept a disparu.
 

  A l'entrée du village , l'œil est attiré par une imposante construction : il s' agit de l'ancien moulin  à blé de Breux , qui malgré son nom et son emplacement est bizarrement  sur la commune de Saint-Yon . Il y avait déjà un moulin sur place au XIVe siècle , la construction actuelle  est du XVII e. Son activité a cessé en 1930. En 1980 ,il a été restauré et divisé en appartements.

 
Autre vue de l'ancien moulin .
 

Le randonneur qui , parti du centre du village , s'engage  sur le plateau qui surplombe la vallée de la Renarde sur sa rive gauche , découvre une belle et vaste campagne.

 
La vue est belle sur la vallée de la Renarde et au delà sur les abords de Saint-Yon .

 
Plus loin ;la plaine se prolonge.

                                                  
                                                         Randonneurs sur le plateau.



 
Quelques vues de la campagne.

 
Au fond , la lignée d 'arbres qui suit le cours de la Renarde.


                                                           Plaisir des vastes espaces...



                                           Chevaux au pré : un centre équestre n'est pas loin.


    Surprise : des bois de la rive droite émerge le sommet de l'église de Saint-Sulpice de Favières.

 
Un poulain et sa maman.

 
Le voici le centre équestre.

 
A présent , c'est un mystérieux château qui émerge des arbres. Nous n'avons pu l'identifier.


La ferme de RIMORON , encore active , faisait partie du fief du même nom , avec le château qui la jouxte . Elle comporte un pigeonnier carré (non visible). L'ensemble est sur la commune de Breux-Jouy.
 
 
Le château de RIMORON . La construction actuelle date du XIXe siècle. Le fief de Rimoron appartient au début du XIVe siècle à Agnès de Saint-Yon, épouse de Robert de Tanlay. En 1340, ses neveux le vendent aux religieuses de La Saussaie-les-Villejuif. Au XVIIIe siècle, les dames de Saint-Cyr, qui n'exploitent pas directement le fief, en perçoivent la dîme et disposent du droit de moyenne et basse justice. Mais la haute justice et le droit de chasse appartiennent au marquis de Baville. Vendu comme bien national pendant la Révolution, il appartient au XIXe siècle à la famille Collas .
 
NB : le  domaine du château de Bâville est en partie aussi sur la commune de Breux-Jouy . Sur ce château , voir : http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2012/09/le-chateau-de-baville.html
   
* A VOIR AUSSI :
 
- VALLEE DE LA RENARDE : de SOUZY LA BRICHE à SAINT SULPICE DE FAVIERES :
 
- VALLEE DE LA RENARDE : VILLECONIN et environs.
 
- VALLEE DE LA RENARDE : BOISSY LE SEC , Le Rotoy , LA FORET LE ROI ,  RICHARVILLE :