jeudi 29 mai 2014

Campagne du Hurepoix dans la lumière d'un soir.

 Qui n'a jamais remarqué qu'après la pluie , quand les nuages s'écartent , une lumière inhabituelle, particulièrement  intense, transfigure la paysage?
 
 
 
Près de Frileuse , en direction de Roussigny.
 
 
 
 
 
Près de Frileuse, en direction de Janvry.
 
 
DOUBLE ARC EN CIEL
 
 
 
Nuages au dessus du plateau.
 
 
Du côté de Gometz la Ville.
 
 
CIEL TOURMENTE DERRIERE L'EGLISE.
A Gometz-la-Ville.
 

 
Route de Limours.

 
 

 
Du côté de la ferme d'Armenon.
 
 
La lumière faiblit.
 
 

jeudi 22 mai 2014

Le charme ancien du vieux Gometz-le-Chatel : visite guidée.


Gometz-le-Chatel (à ne pas confondre avec Gometz-la-Ville , sa voisine du plateau) , tient bien son nom d'un ancien château fort féodal édifié sur le site . L'histoire du château et du village semble assez mal connue:  au XIe siècle , un document mentionne un certain Guillaume de Gometz ; au 15ème siècle,  il existait une  baronnie de Saint-Clair morcelée en de nombreux fiefs de taille modeste : une ferme et quelques maisons. Beaudreville, Belleville, la Folie-Rigault et la Vacheresse sont des fiefs, et le Seigneur de Ragonant y a droit de justice.
 Au 16ème siècle , l’Amiral de Graville et les Balzac d’Entraygue, en furent les propriétaires. Au 17e , la baronnie de Saint-Clair fut rattachée à la seigneurie de Limours érigée en Comté . 


Lorsqu'on vient de Bures sur Yvette par la très fréquentée route de Chartres , l'œil est happé par la silhouette de l'église qui domine le village.


L'église est comme une sentinelle qui veille sur le village ; celui-ci dégringole le long d'un versant de la vallée de l'Yvette , qui aboutit plus haut au plateau du Hurepoix .
Mais quittons la route de Chartres et entrons dans le village par le bas.


Bientôt , on se trouve face au splendide portail d'un vaste propriété .Propriété privée hélas qui se refuse à notre curiosité. (Il paraît que le propriétaire autorise la visite du parc lors de la journée du Patrimoine).


Le clocher ,point de repère permanent , se profile dans la perspective d'une rue au charme ancien.


                      Une superbe demeure , sur notre gauche , se cache derrière portail et murs.
                      C'est visiblement celle qui correspond au portail précédemment rencontré.


Nous voici sur la place Hacqueberger (du nom d'un ancien maire 1928-1936) , au cachet ancien , hélas encombrée de voitures.
On y trouvait autrefois un relais de diligences , une auberge et des commerces.



Une autre vue de la place : des maisons anciennes l'encadrent.


Une autre maison ancienne dans ce coin.


Le clocher de l'église se découpe au dessus des maisons.


Un escalier rustique nous mène vers le haut du village.


En haut , sur notre gauche , une curieuse maison , au sommet d'un escalier , attire le regard .En arrière plan , l'église encore!


Elle s'appelle "la maison de l'ortie rouge " , en raison de la mosaïque qui orne sa façade , œuvre de l'actuel propriétaire , un sculpteur , qui l'a rénovée.
Elle a appartenu à la commune dès 1826 ; elle a servi successivement de presbytère (jusqu'en 1921) ,de bureau de poste (jusqu'en 1958) puis a été laissée à l'abandon jusqu'en 1976.


La mosaïque .


Une mosaïque enfantine l'orne aussi.


On trouve ici une borne décorée d'une croix de Lorraine.
C'est une "borne  fief" de la dernière comtesse de Limours , Louise Julie Constance de Rohan (1734-1785) ,qui était la veuve de Charles -Louis de Lorraine ,gouverneur d'Anjou et grand écuyer de France.


L'église  Saint-Clair date des XIIe et XIVe siècles.
Au XIe siècle , un prieuré de l'abbaye Saint-Florent de Saumur était déjà installé là.
Elle était située dans l'enceinte du château féodal.


L'église vue du cimetière.
Elle porte le nom d'un moine évangélisateur qui avait découvert ici une fontaine miraculeuse .Elle fut l'objet d'un pèlerinage jusqu'en 1870!


Les Randonneurs  de Cristelle Berberian se reposent éternellement sur ce mur depuis 2006.


Une échappée pittoresque vers les maisons situées en contrebas.


On se trouve de temps en temps dans une rue à laquelle de vieilles pierres associées à la végétation donnent un caractère rustique.
  

Nous voici dans la belle rue Saint Nicolas , au charme ancien, qui dévale la colline depuis le plateau.



Récemment rénovée , elle est ornée dans sa partie centrale (rigole) de mosaïques confectionnées par les habitants eux-mêmes  sous la houlette d'une association.



Au fil de notre promenade , des maisons anciennes parfois couvertes de lierre...


L'enseigne de cette maison date du tournage d'un film réalisé en 1977.
C'est une ancienne auberge située dès le XIVe siècle à côté d'un Hôtel-Dieu et d'une léproserie;


Plusieurs maisons sont ainsi joliment ornées de vignes ou de glycines.


Celle-ci date de 1845.


Encore une échappée rustique alliant vieilles pierres et végétation.


Retour route de Chartres : dernier regard sur l'église se profilant au delà de la pointe des toits.


Un chemin , au bas de la côte de Gometz ,sur la droite de la route de Chartres , nous mène vers ce vieux lavoir. Il est alimenté par une source qui fournissait de l'eau aux habitants autrefois. C'est le point de départ d'une petite rivière , le Vaularon.


Sur la droite , un fossé où coule un mince filet d'eau : sans doute le début du lit de la petite rivière.
  

Ces panneaux apposés ici et là en 2007 par l'association"Mémoire - Castel - Gometzienne "*  renseignent le promeneur  sur les éléments intéressants du patrimoine. Ils nous ont fourni plusieurs informations.


Dans la partie haute de Gometz , une zone boisée , appréciée des promeneurs ou autres "joggers";  le sol  est couvert d'un tapis de jacinthes sauvages au printemps.


La ferme de Grivery , avec son étang , située dans le hameau du même nom sur le plateau , constitue un site plein de charme , d'autant qu'il est bien entretenu et régulièrement fleuri.
  
* l'association "Mémoire - Castel - Gometzienne "* , fondée et présidée par Albert Thiry, organise sur demande des visites guidées du village pour des groupes.
Renseignements : contactez Albert Thiry (tél : 01 64 46 53 69).

A LIRE AUSSI :

Le vieux Viry - Châtillon :

Le vieux Briis-sous -Forges:

Les maîtres du Hurepoix : 2- l'amiral de GRAVILLE.



L'Eure et Loir méconnue : Illiers-Combray - sur les pas de Marcel Proust.

C'est en 1971 que le conseil municipal d'Illiers décide d'accoler le nom imaginaire de Combray à celui de la ville en hommage à l'œuvre de Marcel Proust.

 
L'église d'Illiers - Combray souhaite très vite la bienvenue aux visiteurs venant du sud.

 
La petite gare où le jeune Marcel et sa famille descendaient du train pour venir passer des vacances à Combray.

 
L'hôtel de la Gare est devenu l'hôtel restaurant Les Aubépines  en hommage au livre de Proust. 
 
LA MAISON DE TANTE LEONIE.
 

 C'est en réalité la maison de Jules et Elisabeth Amiot , oncle et tante de Marcel Proust. La famille est originaire d'Illiers ; les grand - parents tenaient une épicerie dans le village.

                                     doc internet
Le petit Marcel n'est venu que trois ans en vacances ici , de 6 à 9 ans ; en raison de  son asthme , il passera par la suite ses vacances à Cabourg. Mais on sait l'importance de ses souvenirs d'Illiers dans la genèse de son  œuvre.
 
 
Une vue plus large de la maison , aux fenêtres entourées de céramiques , dues au goût pour l'orientalisme de l'oncle Amiot.
C'est Germaine Amiot  qui en 1954 rachète la maison pour un faire un musée. La façade a été restaurée en 1994.
 
 
La visite guidée  commence dans le jardin .

 
L'ancienne orangerie de la maison. L'oncle Amiot y entreposait l'hiver ses plantes exotiques.

 
L'accueil des visiteurs était autrefois la réserve de l'épicerie.
 
                                                                    doc internet
La "cuisine de Françoise" de la Recherche ... pleine d'ustensiles  anciens , que l'enfant Proust a connus pour certains d'entre eux , comme la cafetière de l'oncle Amiot ; dans  une autre , en terre cuite, Céleste Albaret  préparait le café ; sur la table aussi : un maillet pour attendrir la viande.
 
                                                       doc internet
L' "escalier de la souffrance " du petit Marcel , qu'il  montait à contrecoeur pour aller se coucher lorsqu'il y avait un visiteur , car ce jour -là il n'aurait pas le baiser du soir de sa mère. (Dans la Recherche , la cause de son désespoir était telle visite de Swann ).
 
                                               doc internet
La chambre et le lit de Marcel.
Certains meubles sont d'origine . Cependant les intérieurs ont été souvent reconstitués , parfois avec des meubles familiaux ou venus d'appartements de Marcel Proust.
 
                                                                                      doc internet
La chambre de la tante Léonie (en fait Amiot) , qui, souffrante , restait alitée , et observait de son lit par la fenêtre ce qui se passait dans le village. Elle trempait des madeleines dans son thé , et en fit goûter au petit Marcel. On sait que c'est ce goût retrouvé plus tard qui a déclenché chez Marcel adulte l'irruption soudaine  des souvenirs ...
 
                                                       doc internet
Le salon oriental de l'oncle Jules , féru d'exotisme.
 
 Cette visite  nous  fait pénétrer dans un intérieur de la fin du XIXe siècle , ce qui a déjà un intérêt en soi. Un voyage dans le temps plein de nostalgie.

 
 Un au revoir avec une jolie fleur d'aubépine...
 
On peut compléter la visite par celle du pré Catelan (le parc de Tansonville dans la Recherche) et de l'église. On peut aller visiter aussi le superbe château de Villebon (XIVe s)  , à quelques km - le château de Guermantes de la Recherche .
 

A DECOUVRIR AUSSI :
 
L'Eure et Loir méconnue :  le château de MAINTENON :
 
 L'Eure et Loir méconnue : NOGENT LE ROI.
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2014/05/l-eure-et-loir-meconnnue-la-decouverte.html
 
L'Eure et Loir méconnue : EPERNON.
 
PAYSAGE D'AVRIL aux environs d'Epernon :